Entre volonté des populations et décisions des bureaux exécutifs

0

Par : Akkilou YACOUBOU

La gestion des hommes au sein des formations politiques pose problème. Si on essaie de gérer tant bien que mal les divergences, des couacs persistent et donnent le tournis aux premiers responsables de ces formations. Si la Renaissance du Bénin (RB) l’a signalé avec un message de la majorité de ses députés présents au parlement soutenant le pouvoir en place contre la décision du bureau, c’est l’alliance Abt qui a ressuscité ces plaies qui gangrènent les alliances et partis politiques. La situation serait passée sans  attirer l’attention des populations. Malheureusement, la publication du communiqué de suspension du député Affo à cause de son vote contre la recevabilité du projet de révision de la constitution, a attiré les regards vers cette alliance. Bien que le député Affo Obo Tidjani ait pris acte de la décision, cette décision de l’alliance de Bio Tchané pose une nouvelle fois les problèmes de fonctionnement des formations politiques. Certes, cette situation n’est pas nouvelle mais elle se pose aujourd’hui avec persistance ces derniers mois et plus avec le projet de révision de la constitution rejeté. Un rejeté ressort les divergences au sein des responsables exécutifs d’une part, et entre ces responsables avec les populations, leur volonté d’autre part. Ce qui amène à se poser certaines questions. Est-ce que les responsables des alliances et partis politiques suivent réellement les recommandations de leurs militants, des populations ?  Est-ce que ce ne sont pas les intérêts qui guident les choix de ces responsables ? Une fois les députés élus, est-ce que les populations se reconnaissent encore à travers leurs choix ? Voilà des interrogations qui demandent une réorganisation des formations politiques et une invite des responsables de ces formations à être plus aux côtés des populations, à être plus à leur écoute.  En attendant une amélioration, la crise de confiance est palpable au sein des populations.

Leave A Reply