Un 11 mai sans la fumée des 18 kg

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Par : Akkilou YACOUBOU

Source : Journal «Le Clairon»

Ils se sont donné rendez-vous hier pour célébrer leur prophète, le prophète du reggae, Bob Marley. Il y avait des vibes aux couleurs tricolores vert jaune rouge disposées pas comme le drapeau béninois mais suivant celle sur les actes officiels du gouvernement de la rupture. Des nuages ont plané dans le pays surtout dans les bons coins de la célébration du 11 mai. Cependant, cela n’a pas comme les antérieures pendant lesquelles celui qui s’y hasardait, prenait un gros fumet d’herbes en fusion. Ça dégrainait, s’envoyait en l’air, planait, etc. Aujourd’hui, cela n’est que nostalgie car n’est participant du 11 mai dans les conditions normales d’une bonne célébration, qui veut, mais qui peut. Et c’est là, on comprend ce cri de cœur émanant de ce message :  » L’association Bob Marley and Co du Bénin, demande la mise à sa disposition, des 18 kilos de … pure à l’occasion du 11 mai 2017 ….Elle invite Tchilao à se joindre à la fête de ce jour ! »

En effet, cela fait mal de savoir qu’il y a un magot de 18 kilos que l’on pouvait distribuer afin de contenter tout le monde. 18 kilos et la fête aura été belle, envoutante, en fumée, enivrante, planante, en douce pour les disciples de cette catégorie de fêtards qui refusent qu’on leur conte une quelconque célébration du 11 mai. 18 kilos, c’est Cotonou et ses environs couverts de fumée, pardon de nuages protecteurs des rayons solaires. 18 kilos circulant dans l’organisme, c’est une diminution du gâchis. 18 kilos, c’est réussir à faire parler de soi au-delà des frontières. 18 kilos, c’est voir ce que certains refuseront de se partager, restés peinards dans des cartons. Tout un magot qu’on voudrait garder pour soi en réussissant l’exploit de se faire des ennemis alors qu’il y a à côté des preneurs.

Jah, c’est tout simplement fou. Donner, c’est soulager, diminuer les peines des autres, augmenter son capital sympathie. Et dire que sous peu, ils vont commettre l’irréparable, brûler ses 18 kilos. En fumée, on ne manquera pas de se demander entre eux et les brûleurs, qui sont les destructeurs de la couche d’ozone. Mais, une chose est sûre, certains disciples férus d’herbe sont en réflexion pour trouver des systèmes de capture des fumées dégagées par ses herbes et autres pour les diriger vers les narines. Tout simplement Jahrastafari car il n’est pas un crime de faire travailler son cerveau.

Sans ces 18 kg, ce 11 mai a donc été morose avec des disciples dépités qui n’ont que leur imagination pour scénariser l’utilisation de ces 18kg. Comme l’a dit l’autre,  » no Gandja, no music, no life « . Donc, fuck Babylone. De toute façon, la fête a quand même eu lieu avec les moyens de bord. De grâce, ne leur demandez pas s’ils ont bien fêté. Reggae is strong, that’s life.

Les Carnets d’un Rout’ar(t)d

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