Quand les syndiqués désavouent leurs responsables

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Par : Giscard AMOUSSOU

Source : BOULEVARD DES INFOS

Ça chauffe et ça coule. L’on peut le remarquer facilement au port autonome de Cotonou. Alors que les réformes du nouveau départ embrase le port, les responsables syndicaux n’entendent pas laisser le port se révélé. Suite à la mise en jeu de la grande carte de rénovation du port, les dits responsables s’opposent catégoriquement notamment en ce qui concerne la privatisation de ce poumon de l’économie nationale. Une fois les défenseurs des droits des employés ont été désavoués. Une première à travers la lutte de ces syndicalistes.

Ce constat vient renforcer les actes du gouvernement qui doit aller au bout de ses réformes. Le personnel pour la plupart a compris que seul le travail paie et c’est en travaillant que le Bénin sera révélé. Inutile donc de laisser tomber la source de richesse au profit des intérêts égoïstes. Il n’est plus question de suivre un syndicat qui ne défend par les vraies causes utiles pour le développement. Même si l’arme du syndicaliste au Bénin reste prioritairement la grève, les syndiqués ont compris que toute grève n’apporte pas satisfaction à leurs maux.

Inutile donc d’abandonner le travail pour le lit. Une fois encore le syndicalisme devra être repensé au Bénin. Les travailleurs du port viennent de montrer un nouveau chemin aux autres fonctionnaires qui sont contraints d’abandonner leur poste pour des intérêts mineurs que réclament leurs responsables syndicaux. Aujourd’hui le syndicalisme devra-t-être revu pour le bien de tout le peuple béninois.

L’exemple de bien de lutte paralysant le pays n’est pas loin. Il est temps que chacun prenne ses responsabilités pour une lutte véritablement porteuse de fruits. Au lieu de négocier les revendications, ils préfèrent (les syndicalistes), déserter les lieux de travail. Une méthode vétuste qui mérite d’être repensée. La politique syndicale des années de la révolution doit-être abandonnée au profit de la nouvelle donne. Quand le son change, les pas de danse changent dit-on.

Qu’attendent alors les syndicalistes pour changer leur méthodologie de lutte. Pour le moment, le Bénin révélé reste comme l’a dit un ancien chef d’Etat, « un avion sans rétroviseur ». Les retardataires seront laissés en rade. Il est temps que les syndicalistes reprennent en main leur destin. En tout cas, plus de vieilles pièces dans les moteurs syndicaux. Autrement, les travailleurs prendront leur responsabilité comme le montre aujourd’hui, les agents du port.

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