Mises aux arrêts de rigueur tous azimuts de certains policiers : Et si la hiérarchie promouvait l’excellence ?

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L’interpellation des hommes en uniforme et leurs mises aux arrêts de rigueur pour diverses fautes professionnelles est devenue monnaie courante depuis quelques années en République du Bénin. Ce phénomène a pris une ampleur exponentielle durant les trois dernières années.

Par : Is-Deen O. TIDJANI

Le constat général a démontré que le phénomène est beaucoup plus observé dans les rangs des disciples de Saint André (Policiers). En effet, sous les commandements des trois derniers Directeurs Généraux de la Police nationale du Bénin que sont : L’inspecteur Général de Brigade de Police Sessi Louis Philippe Houndègnon, les Contrôleurs Généraux de Police Didier Atchou et Idrissou Moukaïla ; beaucoup de flics ont été mis aux arrêts de rigueurs pour différentes raisons.

Sous l’IGBP Louis-Philippe HOUNDEGNON, plusieurs policiers, généralement les gardiens de la paix et quelques commissaires ont été mis aux arrêts de rigueurs soit pour fautes professionnelles, pour vols, pour mauvais comportements au poste ou dans la circulation.

Au temps du Contrôleur Général de Police Didier Atchou, le cas de mise aux arrêts de rigueur qui aurait marqué les esprits fut celui du Commissaire de Police Samuel ATCHOU, Commissaire central d’Abomey-Calavi d’alors. A ce dernier, il était reproché selon les recoupements, un laxisme dans le maintien de l’ordre ou de la régulation de la circulation.

Sous l’actuel Directeur Général de la Police Nationale, le Contrôleur Général de Police Idrissou Moukaïla, plusieurs flics ont déjà été relevés de leurs postes de commandements ou mis aux arrêts de rigueur, soit pour fautes professionnelles et/ou vice de procédures dans la gestion de certains dossiers, soit pour manque de rigueur dans la gestion de leurs unités, pour absences au poste, ou autres raisons non connues.

Sous l’actuel DGPN Idrissou Moukaïla, le record des mis aux arrêts de rigueur des disciples de Saint André a été simplement battu depuis que le phénomène est en vogue. Juste en moins de 20 mois de Direction, près d’une trentaine de policiers toutes catégories confondues, ont déjà écopé soit de sanctions administratives, soit de punitions ou d’une affectation, conformément aux textes en vigueur en Républiques du Bénin, justifie la hiérarchie policière. Mais cette procédure selon les mis en cause (ceux qui subissent les sanctions) est taxée parfois de punitions sélectives ou de sanctions arbitraires. Une situation qui commence déjà par générer des frustrations, voire entamer le moral de la troupe. Quand on va plus loin, il est loisible de remarquer que certains policiers, jugent cette nouvelle méthode de gestion de l’actuel directeur général de la police nationale, de règlements de compte.

A la réflexion, on se pose la question de savoir s’il ne serait désormais pas préférable que les responsables en charge de la police nationale au Bénin fassent la promotion des  » bons éléments « .

Au lieu de punir les « indisciplinés », ne serait-il pas préférable de décorer ou d’adresser des lettres de félicitations aux « bons éléments » et les montrer comme des exemples à suivre au sein de la corporation ?

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