Un cas école pour les maires véreux

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Par : Giscard AMOUSSOU

Le désormais ex maire de la ville de Cotonou n’a plus d’yeux que pour pleurer. Le conseil des ministres l’a mis hors-jeu à la mairie. Il vient de gagner le prix de sa politique fermée à la tête de la municipalité de Cotonou. Sa révocation à la tête de la plus grande mairie du Bénin même s’il s’agit d’un coup politique est une leçon pour l’avenir politique du désormais ex maire de Cotonou. Au Bénin, il faut être soumis et à ses parents et à ses supérieurs pour bénéficier des grâces terrestres. Malheureusement, la politique est ce quelle est sous nos cieux. Selon les indiscrétions le maire Léhady Soglo nourrit un bras de fer acharné avec l’autorité de tutelle pour qui il doit en réalité le respect et la soumission. La politique étant telle, le prix reste imminent et ce malgré les cris de détresse. Au regard des différentes analyses, l’ex maire de la ville de Cotonou devra se lancer dans une bataille juridique qui ne pourra aboutir de sitôt. Pour le moment la mairie a déjà échapper à Léhady Soglo pour ne serait-ce que le mandat en cour. Au regard de cette difficulté que subit l’ex maire de Cotonou, il faut simplement noter qu’il s’agit d’un appel lancé aux élus qui tiennent tête aux dirigeants politiques. La mairie de Cotonou tourne une nouvelle page, la page Gnonlonfoun. Bien qu’il faille reprocher beaucoup de choses à la procédure ayant conduit à la révocation du maire, le gouvernement reste le seul maître du terrain pour le moment jusqu’en 2021.

Le retour aux bonnes mœurs

Finie l’impunité dans les mairies. La révocation du maire de Cotonou constitue aujourd’hui un cas école pour la mauvaise gestion au niveau des municipalités. Même si aujourd’hui nous ne pouvons rester loin pour apprécier réellement les reproches faites à Léhady, il faut dire qu’il s’agit d’une leçon que les politiques doivent apprendre à leur dépend. Loin de laisser perdurer cette situation dans d’autres municipalités, le ministre devra prendre en compte le reste des mairies sur qui reposent de lourdes charges. Il y a quelques années, les audits au niveau des municipalités ont révélé de sérieuses malversations financières qu’il est temps d’élucider. Autant s’intéresser à ces situations qui mettent en difficulté le processus de la décentralisation au Bénin. La mauvaise gestion au niveau des municipalités doit être le combat permanent de l’autorité de tutelle. Il faut que les populations sachent réellement ce qu’a apporté la décentralisation dans leur localité. Un circuit à explorer désormais pour donner sens à la décentralisation dès les prochaines élections. Dassigli n’a pas en charge seulement la mairie de Cotonou pour laisser l’impunité perdurer dans d’autres communes. Il est temps de finir avec la mauvaise gestion à la base pour donner une bonne leçon à ceux qui pensent que la politique est «la boufonnière ». Plusieurs maires ont été déjà destitués pour mauvaise gestion. Il est donc important de creuser pour en savoir plus. Aussi devra-t-on fouiller la gestion de certains anciens maires.

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