Ecole béninoise : Malgré les nombreux efforts, beaucoup reste à faire

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Par : Mathieu DAHANDÉ

De nombreux efforts ont été déployés par les gouvernements successifs pour donner de l’école béninoise une image reluisante. Mais le constat sur le terrain montre qu’il reste encore du chemin à parcourir sur tous les plans pour une école de qualité. S’il se pose avec acuité le problème de manque du personnel enseignant, il faut ajouter à cela celui relatif aux infrastructures d’accueil et celui qui concerne les effectifs dans les classes.

Un tour fait dans certaines écoles en ce début d’année scolaire dévoile les réels problèmes auxquels font face au quotidien les acteurs du système éducatif béninois. A l’école primaire publique de Tankpè dans la commune d’Abomey-Calavi, les classes sont pleines à craquer. Le nombre d’élève par classe varie entre 50 et 105.

105 élèves dans une classe confiée à un stagiaire de l’école normal d’instituteur qui doit passer son certificat d’aptitude professionnel très prochainement. Pour quel résultat ? En dehors du directeur et de la maitresse CI au groupe A dans cette école toutes les autres classes sont tenues par des stagiaires en instance du CAP, alors que les effectifs par classe sont effrayants. Ce même constat se fait à Womey, à Agori et dans la plupart des écoles publiques des communes d’Abomey-Calavi et de Cotonou où les effectifs dépassent largement le ratio fixé par les textes réglementaire en la matière.

Aceci, il faut ajouter le manque de salles de classe. En plein cœur de Cotonou, les élèves continuent de travailler dans la poussière et sous des appâtâmes de fortune réalisés par les parents et dont l’État laisse à désirer. C’est le cas de L’EPP Gbèdagba dans la commune de Cotonou et de Tankpè dans Abomey-Calavi. Il faut y ajouter que malgré la gratuité de l’école primaire, des parents d’élèves continuent de débourser de l’argent pour payer des enseignants recrutés par eux pour assurer l’instruction de leurs enfants.

Des problèmes graves qui ternissent l’image de l’école béninoise. Il urge donc que les autorités à divers niveau avec en premier le ministre de l’enseignement primaire prennent ses responsabilités. S’il est bien de sanctionner les directeurs pour insuffisance de résultat, il est d’abord mieux de mettre les gens dans les conditions qui leurs permettent de produire ces résultats.

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