Lutte contre le SIDA à l’UAC : Le COUS/AC et le FNUAP r(é)veillent la conscience estudiantine

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La 29ème célébration de la journée mondiale de lutte contre le SIDA a été célébrée, vendredi dernier à l’amphi Itno Déby, avec l’appel du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS), du Centre des Œuvres  universitaires et sociales d’Abomey-Calavi (COUS/AC) et du Fonds des nations unies pour la population (FNUAP), à une prise de conscience estudiantine, gage de l’enrayement de la pandémie.

Par : Sylvanus AYIMAVO

La tradition est une fois de plus renouvelée le 1er décembre dernier. La célébration de la journée mondiale de lutte contre le SIDA s’est déroulée, vendredi dernier à l’amphi Itno Déby, sur le campus de l’université d’Abomey-Calavi. Tour à tour, les officiels ont adressé des messages d’information, de sensibilisation et d’exhortation à l’endroit de la jeunesse estudiantine, terreau fertile de propagation de la maladie du 20ème siècle. Après avoir félicité les autorités à divers niveaux qui pèsent de tout leur poids dans la lutte contre le SIDA, Damien Houate, coordonnateur/CRU a martelé que «nous devrons être porteurs d’information et des sensibilisateurs pour nos amis et au sein de nos familles».

Pour sa part, Ghislaine Claude Fagbohoun, directrice du Centre des Œuvres universitaires et sociales d’Abomey-Calavi  a donné le rapport de dépistages effectués dans les infirmières des campus d’Abomey-Calavi, de l’ENEAM et de Lokossa. Les chiffres donnent : sur  ces trois dernières années, 37 cas de séropositifs ont été détectés sur les 3044 tests de dépistages. A l’en croire, ces chiffres montrent à suffisance l’ampleur du fléau dans les universités publiques. C’est pourquoi, le numéro 1 du COUS/AC a exhorté les étudiantes et les étudiants à écouter son cri de cœur de mère pour une prise de conscience individuelle et collective. Pour Rose Gahiru, représentante du représentant résident du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), il est aujourd’hui question de continuer à s’assurer que personne ne reste en arrière car ce sera la seule manière d’en finir avec le VIH en l’an 2030.

De milliers d’étudiants exposés

Dans de son mot de lancement de la journée, Bienvenu Koudjo, directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a  rappelé que  le MESRS se saigne aux quatre veines pour lutter de façon permanente contre le VIH/SIDA. Il a estimé que le choix du FNUAP pour mener ses actions s’avère judicieux. En effet, le milieu universitaire est le lieu où se côtoient, jour et nuit, des milliers de jeunes qui sont exposés aux infections sexuellement transmissibles et au harcèlement sexuel.  Pour une lutte constructive et productive,
Bienvenu Koudjo appelle la communauté universitaire à une veille permanente.

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