Quinzaine d’activisme contre les violences faites aux femmes : Le Fnuap et le Cous-Ac s’engagent pour l’épanouissement de la gent féminine  

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Le Fonds des Nations unies pour la population et le Centre des œuvres universitaires et sociales d’Abomey-Calavi ont conjointement lancé, mardi 28 novembre dernier dans l’amphi Idriss Deby, la quinzaine d’activisme contre les violences faites aux femmes axée sur le thème : « Ne laisser personne de côté : mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles ».

Par : L.H.DOSSOU

En prélude à la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le Fonds de nations unies pour la population (Fnuap) et le Centre des œuvres universitaires et sociales d’Abomey-Calavi ont organisé à travers les étudiants du campus d’Abomey-Calavi, une quinzaine d’activisme contre ce phénomène. En effet, l’appui du Fnuap à cette activité entre dans le cadre du partenariat signé avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesrs) à travers la Direction du Cous-Ac pour la mise en œuvre du Projet BEN085SRJ. Ledit projet vise à améliorer la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes. L’appui financier de l’ambassade des Pays-Bas est aussi au rendez-vous.  Lancée en 1991 par le premier Institut international pour le leadership des femmes (Womens’s Global Leadership Institute) et coordonnée par le Centre  pour le leadership global des femmes, la journée de la lutte contre les violences basées sur le genre, notamment contre les femmes et les filles est célébrée chaque 25 novembre.  A en croire Dr Rose Gahiru, spécialiste en santé sexuelle et reproductive, représentante du représentant résident du Fnuap au Bénin, les violences faites aux femmes et aux filles constituent une violation des droits de l’être humain la plus persistante, la plus répandue dans tous les pays et dans toutes les communautés.  C’est un riche cocktail d’activités  qui a été préparé à la hauteur de l’ampleur du mal que constituent le harcèlement sexuel et ses nombreux corolaires sur la jeunesse, a souligné la Dcous-Ac, Claude Ghislaine Fagbohoun. Cette quinzaine aura été marquée par une série d’activités dont des émissions radiophoniques, une caravane, diverses formations et autres communications, l’animation d’un panel sur le harcèlement sexuel en milieu universitaire et divers jeux ont été concoctés dans le déroulement du chronogramme, a-t-elle détaillé. Dans ses propos, la Dcous-Ac adresse ses mots de remerciement à l’endroit de la ministre Madame Marie Odile Attanasso et de tout son cabinet grâce à qui, la sollicitude n’a jamais fait défaut. Aussi, adresse-t-elle ses gratitudes au Fonds des nations unies pour la population pour cette merveilleuse aventure. A en croire Alda Gnansounou-Glèlè, Secrétaire générale adjointe du Mesrs, représentant la ministre empêchée, la grande mobilisation de l’ensemble de la communauté universitaire autour de l’événement témoigne de l’intérêt manifesté pour les questions qui touchent la vie estudiantine.  C’est pourquoi le gouvernement du Président Patrice Talon et le Fonds des Nations unies  pour la population, appuyés par l’ambassade des Pays-Bas se sont donné la main, à travers la mise en place d’un programme multisectoriel décennal 2011-2021, pour prendre à bras le corps, la question de la santé sexuelle reproductive des adolescents et des jeunes. Elle invite donc chaque acteur où qu’il se trouve à jouer pleinement sa partition afin d’infléchir significativement les tendances alarmantes en matière du harcèlement sexuel, d’avortements clandestins, d’abandon scolaire, de grossesses non désirées etc.  Il faut rappeler que démarrée le 21 novembre, cette quinzaine va s’achever le 05 décembre 2017.

Rappelons que dans la même veine, le Cous-Ac appuyé par le Fnuap a organisé du 22 au 25 novembre à l’hôtel « le Paraclet » à Bohicon, un atelier de mise en place et de formation des comités de gestion des infirmeries universitaires puis un atelier de formation du personnel administratif des infirmeries universitaires sur l’abord des jeunes et la santé sexuelle de la reproduction des adolescents et des jeunes du 29 au 30 novembre à l’hôtel « la Madeleine » à Lokossa.

Le Fnuap rappelle quelques statistiques phares

Au moins 1/3 de femmes sont victimes de violences psychologiques, victimes de mutilation génitale, mariage précoce à des hommes très âgés, refus d’accès aux ressources économiques,  au moins une fois dans sa vie, selon des enquêtes. Au Bénin, deux (2) Béninois sur trois (3) ont moins de 25 ans selon le Recensement général de la population en 2013. D’après une étude réalisée sur la violence faite aux femmes, 44% des filles de moins de 14 ans ont été victimes de violence, 43% des femmes ont leur premier enfant pendant l’adolescence et un adolescent sur 5 a accouché avant l’âge de 20 ans, la proportion des filles mariées avant l’âge de 15 ans est de 10% et 32%parmi les filles mariées avant 18 ans.

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