Le Bénin engage une lutte résolue contre les crimes rituels et la cybercriminalité

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Autorités, têtes couronnées et autres gardiens de temples en ordre de bataille

Par : Mathieu DAHANDE

C’est désormais l’insomnie dans le rang des délinquants, cybercriminels  et faux féticheurs qui s’adonnent à des crimes rituels ôtant la vie à d’innocents enfants pour nourrir des sois disant fétiches. Le gouvernement de Patrice Talon entend réprimer avec la dernière rigueur tous les auteurs ou acteurs de tels phénomènes. En effet depuis quelques temps, les enlèvements d’enfants et de jeunes filles et les crimes crapuleux sont devenus légions dans notre pays. Il ne se passait plus de semaines qui n’enregistraient pas un assassinat d’enfants ou de jeunes filles quelque part au Bénin. Les rumeurs faisaient état de ce que ces crimes et assassinats étaient commis par les cybercriminels en quête de sang humain pour nourrir leurs fétiches  » Kinninsi « . Face à la situation la police républicaine s’est lancée à la traque des sans foi ni loi avec la bénédiction des ministres de l’intérieur, de la défense et de la justice qui ont annoncé la fin de la récréation. Des perquisitions menées aux domiciles de certaines personnes ont permis de saisir des objets de cybercriminalité ainsi que d’autres objets liées au fétichisme selon Nazaire Hounnonkpè, directeur général de la police républicaine. Le fétiche qui boit du sang humain mérite le feu dira le ministre Sacca Lafia qui a rassuré les populations de la détermination du gouvernement à en finir avec ce phénomène. Le 166 de la police est ouvert aux populations pour dénoncer tout individu menant des activités suspectes. On peut dire alors sans risque de se tromper que le gouvernement Talon sonne ainsi le glas de la cybercriminalité au Bénin.

 Autorités, têtes couronnées et autres gardiens de temples en ordre de bataille

Des images choquantes de crimes rituels odieux font l’actualité depuis quelques semaines en République du Bénin. Ces dernières semaines, elles ont été plus accentuées avec la diffusion de corps sans vie d’enfants et ou de femmes qui auraient été sacrifiés sur l’autel de certains fétiches qui réclameraient le sang humain. Très préoccupé par la situation, le gouvernement du Président Talon a semblé donner le ton à travers une opération de traque de certains auteurs, co-auteurs ou complice de ces dérives. Dans cette droite ligne, plusieurs interpellations ont été faites la semaine écoulée. À cela s’ajoute les séances d’échanges entre le préfet du littoral et les gardiens de nos traditions.

Hier mardi 27 mars 2018, une autre séance de travail a réuni à la tour administrative de Cotonou, plusieurs ministres, les préfets, les responsables en charge de la sécurité ainsi que les têtes couronnées et autres gardiens de nos traditions. La séance porte sur les crimes rituels dévalorisant notre culture Vodoun. À cette occasion, le Directeur Général de la police républicaine, l’Inspecteur Général de Brigade Ahofodji Nazaire Hounnonkpè et le procureur général du tribunal de Cotonou ont martelé dans leurs propos que les auteurs des crimes rituels et ceux qui publient sur les réseaux sociaux des images qui créent de psychoses au sein de la population seront désormais punis conformément à la loi en rigueur au Bénin. C’est dire que la chasse est désormais ouverte et plus aucune grâce ne sera accordée aux dérives. Affaire à suivre.

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