Probable éviction du Groupe Petrolin du projet ferroviaire :  » Samuel Dossou-Aworêt attend la notification des deux Etats » dixit Claudine Prudencio

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Madame Claudine Afiavi Prudencio est intervenue ce mercredi 21 mars 2018 sur une station de radio de place, pour apporter des clarifications nécessaires suite à la publication par un site d’information français, d’une information relative au projet de construction et de réhabilitation de la voie ferrée Cotonou-Niamey. Il faut dire que cette sortie de la vice-présidente du Groupe Petrolin, fait suite à une interview que le Chef de l’Etat béninois Patrice Talon, aurait accordée au site français, qui a été publiée le 19 mars dernier et repris par plusieurs organes de presse du Bénin. A travers le présent entretien, Claudine Afiavi Prudencio, déclare que le Groupe Petrolin reste très serein en attendant la suite du dossier. Lisez plutôt.

Dans une interview publié ce 19 mars par le site challenges.fr et repris par plusieurs organes de presse au Bénin, le Président Patrice TALON aurait confié à ses interlocuteurs qu’il souhaitait que les groupes PETROLIN et BOLLORE se retirent «à l’amiable » du projet de réhabilitation et de construction de la voie ferrée Cotonou-Niamey. Avez-vous connaissance de cette information ?

Nous avons bel et bien connaissance de ce souhait du Président Patrice TALON. Mais nous tenons à préciser que le retrait éventuel de PETROLIN du chemin de fer, n’a aucun lien avec le retrait de Bolloré du chemin de fer. Une décision de la Cour d’Appel de Cotonou, renforcer par l’arrêt de la Cour Suprême a décidé que la concession faite à Bolloré est une voie de fait et a ordonné à Bolloré de cesser tous travaux sur la ligne ferroviaire. Il résulte de ce qui précède que le départ de Bolloré est une décision judiciaire qui est exécutoire. Alors que le retrait de PETROLIN sera le résultat d’une négociation entre les Etats Bénin et du Niger. Je vais renchérir en disant que PETROLIN a des droits que lui confèrent la notification de l’adjudication, et les décisions de justice intervenues. Les termes des négociations projetées entre les Etats et PETROLIN, n’ont aucune conséquence sur l’injonction faite à Bolloré de cesser tous les travaux sur le chemin de fer. Il s’agit d’une conséquence de l’effet relatif des contrats donc la négociation entre les Etats et PETROLIN n’empêche pas d’opposer la décision de justice à Bolloré.

Le Président Patrice TALON a-t-il formellement notifié au groupe PETROLIN cette option ?

Cette option n’est pas encore formellement notifiée au Groupe PETROLIN.

Le Président TALON ne serait pas favorable au fait qu’un opérateur économique tout seul investisse dans la réalisation du projet. Comprenez- vous cette position ?

Nous tenons à rappeler à l’attention de l’opinion publique que si le Groupe PETROLIN a été déclaré adjudicataire, c’est justement un appel d’offres international lancé par les Etats du BENIN et du NIGER, qui l’en a jugé capable tant financièrement que techniquement. A aucun moment, le Groupe PETROLIN n’a été défaillant sur aucun projet.

Selon un commentaire du journal, Monsieur Samuel DOSSOU- AWORET « n’aurait pas la surface financière suffisante pour réaliser le projet ». Que répondez-vous à cette allégation ?

Nous ne savons pas sur quoi, les auteurs de cette allégation ou le journal auquel vous faites allusion, se base pour affirmer une telle chose. Le Groupe PETROLIN a fait ses preuves en réalisant sur fonds propres le Port sec de Parakou dont l’ampleur des investissements peut être constatée sur place à Parakou. Le Groupe PETROLIN a rendu disponible les frais d’indemnisation des présumés propriétaires du domaine devant abrité le second Port en eaux profondes de Sèmè Podji et a réalisé toutes les études y afférentes. Nous ajoutons que celui qui n’a pas une surface financière considérable, ne peut pas accepter de payer en lieu et place de son cocontractant l’Etat, autant de milliards de nos francs, alors que cela ne relève pas de ses obligations. Il s’agit d’une obligation qui incombait à l’Etat Béninois que le Groupe PETROLIN a suppléé. Le Groupe PETROLIN a fait ses preuves dans plusieurs pays en Afrique, en Europe et aux Etats- Unis. En tout état de cause, un opérateur crédible comme Le Groupe PETROLIN, a toujours le soutien de ses partenaires internationaux.

A en croire Challenges.fr, les Présidents nigérien et béninois s’accorderaient sur le choix de la Chine pour reprendre en mains le projet contre une « équitable indemnisation ». Seriez-vous favorable à cette option ?

Nous attendons d’être officiellement saisis des propositions des deux Etats. Merci.

Entretien réalisé par : Diaspora fm 102.3 et Is-Deen o. TIDJANI

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