Après les deux ans du gouvernement : Les regards tournés vers la continuité des réformes

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Le ministre du plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané a fait le point des grandes réalisations, des performances économiques et de la vision du gouvernement de la rupture pour les prochaines années. C’était sur les antennes de Océan FM vendredi dernier dans l’émission Hebdo.

Par : Giscard AMOUSSOU

Après deux années de gestion, les ministres du gouvernement Talon ont décidé de communiquer et de montrer au peuple ce qui se passe dans l’ombre. Conscient des critiques qui fusent de toute part, ils ont pris la résolution de faire un bilan de parcours et de présenter les visons du gouvernement d’ici 2021. Bien qu’ayant précisé leur vision dans le Programme d’action du gouvernement dénommé Bénin révélé, il faut faire part au peuple des œuvres déjà entamés et celles en cours pour le bonheur du peuple. C’est l’exercice auquel s’est attelé le ministre du plan ce vendredi. Passant au peigne fin les réalisations du gouvernement ces deux dernières années, le ministre du plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané a révélé les actions du gouvernement qui augure d’un avenir radieux. Il fait remarquer les nombreuses retombées dans le cadre de la bonne gouvernance et des projets phares qui attirent les investisseurs dans le PAG. Les deux ans de la gouvernance sont pour lui des années de semences et la bonne récolte ne pourra durée. A l’en croire  » le gouvernement a créé 60 milles emplois en 2017 et environ 40 milles cette année « . Ces emplois ne sont certainement pas perçus de tout le monde mais des secteurs que cela a impacté. L’exemple du secteur de coton renseigne aisément puisqu’en  » 2016 nous avons fait plus de 400 milles tonnes et l’année dernière 570 mille tonnes. Nous prévoyons les 600 mille cette année « . Cette performance montre le nombre de main d’œuvre nécessaire pour y arriver.  » C’est beaucoup de conducteurs. Il faut célébrer les résultats de la filière coton « , dira-t-il. Il affirme qu’il y a eu des mesures que les gens ont critiqués.  » C’est ça qui a donné des résultats « , fait-il savoir. Selon le ministre, «il y a beaucoup de domaines dans lesquels nous avons fait des réformes et on aura les résultats. Nous avons prévu aller à 100 milles emplois chaque années. Si nous conduisons de manière efficiente nos réformes, il n’y a pas de quoi à ce qu’on n’ait pas des résultats « , rassure-t-il. L’espoir renaît progressivement avec les actions que pose le gouvernement. Dans le domaine de l’électricité, de nombreux efforts ont été effectués et les résultats sont là avec la fin du délestage. Mais le gouvernement continue d’œuvrer dans ce sens pour l’autonomie énergétique du Bénin. «D’ici 2020 nous allons produire 600 MW d’électricité». De grands chantiers comme l’aéroport de Glo-djigbé, le contournement Est, le grand marché de Calavi, les autres projets routiers, reprofilage de la route Bohicon- Parakou, le contournement nord, l’asphaltage, et bien d’autres seront lancés cette année. L’espoir y est pour que les béninois retrouvent le sourire.

Lueur d’espoir

 » Nous avons une boussole et nous savons où on va. Le futur ne peut qu’être positif. Les clignotants sont à l’orange et vont passer bientôt au vert « , déclare le ministre Abdoulaye Bio Tchané. Confiant de leurs actions, il met les trois prochaines années sur le sceau de la continuité, des réformes et de l’espoir. Pour lui, les deux années du gouvernement ne sont pas sans difficultés pour les populations. Le ministre du plan et du développement donne espoir au regard des nombreux chantiers embrassés. Les programmes sociaux que développe le gouvernement sont les plus ambitieux de tous.  » Dire que nous allons donner de l’eau potable à tous les citoyens, aucun pays africains n’a cette ambition. Nous avons les cantines scolaires et aujourd’hui, sur 100 élèves, il y a 31 qui mangent. Le gouvernement assure un repas par jour. Nous voulons faire en sorte que les enfants une fois à l’école mangent au moins deux fois. Il y a des enfants qui une fois à l’école dorment parce qu’ils n’ont rien à manger. Nous avons le programme de transfert monétaire. Ce sont les gens qui vivent dans l’extrême pauvreté qui seront impactés « . Autant d’ambition que tente de citer le ministre pour redonner espoir aux populations. La crise sociale n’a pas laissé le ministre indifférent.  » C’est difficile de constater qu’il y a des désaccords sur des problèmes pour lesquels on devrait se comprendre. C’est déjà une avancée que certains ont levé. Je ne désespère pas. Les appels à la reprise sont un signe fort. J’appelle les autres à se joindre à eux pour que les choses reprennent « , affirme-t-il avec une pincée au cœur. Le gouvernement a fait preuve de sa bonne fois selon lui, et  » là où c’est possible nous allons le faire « . Il estime que le gouvernement a fait un grand effort de mettre un milliard à la disposition des enseignants cette année et 1,5 l’année prochaine.  » Nous avons engagé ces négociations de la manière la plus transparente. Nous avons mis le budget sur table pour voir ce qu’on peut fait. Sur la base des chiffres des syndicalistes, il nous faut 77 milliards. Ce que nous n’avons pas « .

Du désespoir à l’espoir

 » Nous avons trouvé en arrivant des prêts à des taux extrêmement élevés et à des durées relativement courtes. Le coût moyen des prêts est de 7,2% et la durée moyenne est de 11 ans. La SGI a fait des propositions sur le rachat de ces dettes sur une durée plus longue. Ce que nous avons étudié et validé. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que cela se fait. C’est une opération régulière « , explique-t-il. Cette situation permet à l’Etat de chercher plus d’investissement pour réaliser les travaux en cours. Les performances économiques ont d’ailleurs été saluées par le FMI. Et cela impacte le citoyen selon que le taux de croissance augmente. Avec un taux de 1%, il y aura selon le ministre moins d’emplois qu’avec un taux de 6%.  » C’est bien de viser une croissance mais une croissance inclusive « , ajoute-t-il. A en croire le ministre,  » dans nos projections, le nombre de pauvres va diminuer. Nous sommes convaincus que si nous développons le programme comme prévu, il y aura un impact. Avec les investissements en cours, il n’y a pas de raison de ne pas avoir espoir « , rassure-t-il. La question de la cherté de la vie et de l’augmentation des taxes n’est pas une situation à ignorer. Néanmoins, il fait savoir qu’il n’y a pas dans l’absolu plus de taxe que dans le passé. Mais le plus important pour lui,  » c’est de veiller à ce que tout le monde paye les impôts pour que notre pays ait les moyens de payer les dépenses courantes, de payer les fonctionnaires « . Il pense qu’il faut que nous dégagions des marges pour pouvoir faire face à un certain nombre de charge. Ce qui est certains, «les trois prochaines années sont mises sous le sceau de la continuité, des réformes et sous le sceau de l’espoir», révèle-t-il.

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