Bénin/Tourisme-Culture : La DFAC promeut le site des « hommes à queue » de la commune de Dogbo

0

Une conférence de presse suivie d’une visite guidée animée conjointement par le maire de la commune de Dogbo, le conseiller technique à la culture du ministère des sports, du directeur du fonds des arts et de la culture a eu lieu sur le site mercredi 18 avril 2018. L’objectif est de valoriser le site de Gounoudoudji, encore appelé site des  » hommes à queue « .

Par : Giscard AMOUSSOU

«A chaque 50 m, il y a cinq tunnels « , révèle le maire de Dogbo. Outre ce qui fascine sur le site, il raconte que  » c’est à Dogbo vous allez voir le roi et la reine qui ne sont pas des époux. Le jour où ils sont intronisés, ils ne se voient plus jusqu’à leur mort « . Une révélation qui donne l’envie de découvrir la commune de Dogbo. Faisant un bref aperçu sur d’autres aspects attrayant de la commune, il raconte l’histoire que leur ont laissé les parents sur le souvenir de ce site. A l’en croire,  » les gens faisaient l’extraction des mines pour le fer sur ce site. Mais personne ne savait qu’ils ont la queue. Ils viennent dans le marché de Dogbo avant tout le monde et ils partent toujours en dernière position. Personne dans le village ne sait là où ils passent les soirs pour rentrer et d’où ils viennent. Leur activité principale est la vente des houes. Il est arrivé que les gens ont constaté que là où ils restent, il y a de petits trous par endroit. Ne comprenant rien, ils ont réfléchi et la veille du marché, ils ont mis de l’huile rouge dans les trous. Ils sont venu très tôt et pris siège à leur place et leur queue était dans le trou. Quand le soleil a commencé par chauffer, les fourmis ont attaqué leur queue. Les gens étaient pleins au marché et ils ont pris la fuite. C’est de là, ils ont su que c’était des hommes à queue. Mais les gens les ont poursuivi jusqu’arrivé à cet endroit, ils ont disparu.  » Une histoire qui incite à se rendre sur le site pour faire la découverte de la réalité du site.

Visite découverte

Une histoire qui reste conforme à la vision du gouvernement de révéler les cultures cachées. Le directeur du Fonds des arts et de la culture (Fac) a initié avec les hommes des médias une visite découverte sur le site en vue de sa promotion. Situé dans la commune de Dogbo le site Gounoudoudji, ou site des «Hommes à queue», constitue un atout pour le tourisme au Bénin. Découvert par les autorités, il y a une dizaine d’année, ils n’ont pas tardé à lancer les travaux de viabilisation dudit site d’attraction. Le maire de Dogbo, Vincent Akakpo, dira que le budget de la mairie n’est pas suffisant pour valoriser ce site. Il invite le gouvernement à investir sur ce site qui constitue une grande richesse touristique pour le Bénin. Avec la Dfac, 1000 m ont pu être aménagés afin de permettre aux touristes de commencer par visiter le site. Directeur du Fonds des arts et de la culture, Gilbert Déou Malè, n’a pas caché sa joie après  sa découverte du site.  Le gouvernement dans son programme a décidé d’aménager et de valoriser tous les sites touristiques existant sur le territoire national. Quant à Richard Sogan, conseiller technique à la culture du ministère des sport et des cultures, le patrimoine touristique béninois doit être valorisé. Mettant un accent sur le mythe que constitue le nom  » hommes à queue « , il révèle que c’est l’essence même de la préservation du site. Il faut noter que le préfet du département du Couffo, Christophe Megbédji s’est lancé dans cette même vision de promouvoir les sites touristiques de son territoire. C’est alors qu’il a pris l’initiative d’organiser de manière tournante ses conférences départementales, sur les différents sites du département. C’est le tour du site de Gounoudoudji, d’accueillir leur deuxième conférence mercredi dernier pour la promotion du site.

Début de valorisation

Le technicien du site, Armyaou Soglo dira que c’est du 18 au 29 avril 2001 que les danois et les béninois ont foulé le sol de Dogbo sur le plateau Adja.  » Cette mission avait pour objectif de rechercher les évidences archéologiques pouvant être utilisées comme bases documentaires pour mettre en valeur les sites à structures excavées. La découverte fortuite des sites Agongouinto et de Gounoudoudji aurait pu passer dans les faits divers. Mais les danois étant responsables des opérations, ont réagi selon les normes en vigueur dans leur pays « , affirme-t-il.  La suite chronologique des événements est que le parc a vu le jour et inauguré le 28 août 2008. Après les différentes missions pendant quelques années successives, c’est seulement en 2017 que l’équipe d’inspection est revenu sur le site pour poursuivre les recherches.  » C’est en 2018 que les archéologues français sont venus sur invitation des danois afin de reprendre la carte de ce qui est fait pour avoir une carte actualisée. Selon le conseiller technique, avant de valoriser un site, il y a des démarches qu’il faut suivre. La recherche scientifique respecte des normes. C’est ce qui a fait que pendant des années, le ministère n’a pu répondre favorablement aux appels du maire. Pour lui, les recherches ont débuté des années avant sur le site de Gounoudoudji.

Leave A Reply