Lancement du rapport mondial sur la peine de mort : Amnesty International fait le point de 2017

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Par : Giscard AMOUSSOU

Une avancée dans l’abolition de la peine de mort. C’est ce qu’on peut retenir de manière suscinte du rapport 2017 de Amnesty International. 106 pays en fin 2017 ont aboli dans leur législation pour tous les crimes la peine de mort. Au même moment 142 étaient abolitionnistes en droit ou en pratique. Passant de 19 à 20 avec l’entrée de la Guinée parmi les pays abolitionnistes, l’Afrique subsaharienne remonte dans les statistiques des pays acquis pour l’abolition de la peine de mort. L’année 2017 se présente comme l’année record ou l’exécution à considérablement diminué passant de 1032 à 993. Selon le rapport, l’Afrique subsaharienne a réalisé d’importants progrès en vue de l’abolition de la peine de mort, avec une diminution significative du nombre de sentences capitales recensées dans toute la région. L’entrée sur la liste de la Guinée et le pas significatif du Kenya, du Tchad et du Burkina Faso qui ont soit supprimé le recours obligatoire à ce châtiment, soit pris des mesures de suppression en adoptant de nouvelles lois.

La situation

Aujourd’hui, 142 pays sur 193 ont déjà inscrit dans leur législature, l’abolition de la peine de mort. Le pays en tête dans les exécutions est la Chine même si Amnesty International refuse d’utiliser ses statistiques au regard de camouflage des chiffres. Pour la Chine la condamnation à mort relève du secret d’État. Là des milliers d’exécutions annuelles sont courantes. L’iran, l’Arabie Saoudite, l’Irak et le Pakistan suivent avec un taux d’exécution très élevé allant des milliers à un soixantaine. En Afrique subsaharienne, la Somalie et le Soudan du Sud passent en tête avec 24 et 4 exécutions en 2017. Ce chiffre est légèrement à la hausse par rapport à 2016 où on note 22 exécutions dans les deux Etats. Quant au nombre de condamnés à mort, l’Afrique subsaharienne a enregistré 878 en 2017 contre 1086 en 2016. Entre le Moyen Orient et l’Afrique du Nord, les statistiques révèlent un taux de 1% en baisse par rapport en 2016 (soit 847 en 2017 contre 856 en 2016). Une inquiétude au niveau de Amnesty International, c’est le cas de certains pays abolitionnistes qui reprennent les exécutions en 2017. Il s’agit des Emirats Arabes et de l’Arménie.

Des faits non inclus

Plusieurs questions n’ont pas laissé indifférent les responsables de Amnesty International Bénin. Il s’agit de la méthodologie du travail, de la situation de vindicte poupulaire de plus en plus fréquentes. Selon le directeur de Amnesty International Bénin, Fidèle Kikan, la méthodologie de travail est particulière. Les cas de condamnation à mort dont fait cas Amnesty International sont relatifs à des justiciables. Les gens qui sont officiellement condamnés à mort par la justice. Amnesty International ne prend pas en compte des exécutions de l’armée, les crimes divers. Le cas de la vindicte populaire n’est pas pris en compte non plus, puisque ce n’est pas la justice qui condamne. La situation au Togo n’a pas été occultée dans les questions. Le directeur de Amnesty International dira que les autorités ont intervenu pour dire qu’il n’en est rien pour le moment. Pour Fidèle Kikan, Amnesty International ne se lasse pas d’investiguer pour se situer afin de statuer. Dans certains pays d’ailleurs cette question de vindicte populaire existe mais Amnesty International ne pourra en tenir compte dans son rapport puisque ce n’est pas une justice qui a statué sur cela. Rester vigilant de façon à ce qui la vindicte populaire et les crimes rituels soient criminalité sur dans le nouveau code.

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