Opinion : Ce que Orden Alladatin dit de la proposition de loi portant code électoral

0

Par : Is-Deen O. TIDJANI

L’honorable Orden Alladatin, rapporteur de la commission des lois à l’Assemblée du Bénin était dans la matinée de ce jeudi l’invité d’une émission de grande écoute sur la télévision privée Canal 3. Il est invité pour se prononcer sur la proposition de loi portant code électoral en République du Bénin. À cette occasion, le député Alladatin a levé un coin de voile sur les tenants et aboutissants d’une telle proposition. Nous vous proposons ici, le point transcrit par nos confrères.

*********************

« … En tant que rapporteur de la commission des lois , je vous dirai ce que je pense et les motivations qui sous-tendent ces choix. Ce que l’on vise, c’est le regroupement des forces politiques, il faut pouvoir contenir la flopée de candidatures fantaisistes qu’on a toujours connues par le passé. Il faut qu’on ait des partis forts et non des individus et des hommes forts. Pour y parvenir, il faut par des mécanismes qui relèvent de la discipline propre du politique mais aussi que l’arsenal juridique contraigne quelque part les hommes à atteindre les objectifs. Et c’est pour ça que nous avions estimé que par rapport à la caution qui est déposée et qui je le rappelle est remboursable quand vous atteignez un certain seuil, qu’il fallait la doser. Si vous êtes une candidature sérieuse, soit vous êtes porté par des populations ou des groupes politiques et ils s’arrangeront pour vous trouver cette caution estimée à 250 millions qui est remboursable.
La charte sur les partis politiques a indiqué par ailleurs que les personnes morales ne peuvent pas financer les campagnes électorales.

Ce dont il est question, c’est le parti politique qui dépose une caution qui est remboursable. Le plafond au niveau de la campagne électorale pour les présidentielles a été fixé à 5 milliards .Il faut diminuer le rôle de l’argent en politique. La caution c’est ce que vous déposez en garantie et quand vous êtes un candidat sérieux avec un certain score à la fin, on vous rembourse cette caution. Cette caution est payée au trésor public et vous déposez la quittance au niveau de votre candidature.

Il y’a aucun article qui concerne spécifiquement les anciens présidents de la République. On a cité dans le lot des personnes qui ne peuvent pas être candidats à moins de renoncer à certains avantages. L’article concerne les conditions d’inéligibilité et vous avez dans cet article les membres des forces de sécurité publique et assimilés, les membres des forces armées, les membres des institutions, les anciens présidents de la République. Quand vous prenez par exemple les membres des forces de sécurité publique et assimilés, il faut qu’ils aient démissionné un (01) an avant les élections. Quand vous prenez l’ancien président de la République, il faut que un (01) an avant, il ait renoncé à sa retraite avec les avantages qui y sont liés. À côté il y’a aussi les présidents des institutions qui sont visés. Ils bénéficient d’un certain nombre d’avantages liés à la retraite après avoir servi le pays. Quand vous décidez de ne pas accéder à cette retraite, vous devez renoncer à ces avantages. Au sein de la commission, il y’a même certains qui ont pensé que les anciens présidents doivent rester à la retraite . Ce qu’on a mis là est déjà un consensus. Dans ce qu’on a voté au sein de la commission et sous réserve des discussions en plénière, le débat est clair, imaginez un ancien chef d’État ou ancien président d’institution jouissant de ses avantages et qui doit battre campagne sur le terrain face à d’autres . Le président TALON ou encore le Président DJOGBENOU seront tous le moment venu des anciens présidents, donc ne cristallisons pas le débat . La loi prévoit pour aujourd’hui et pour l’avenir. Toutes ces questions seront revues de toutes les façons à la plénière. »

Transcription assurée par Roméo AKLOZO

Leave A Reply