Bénin : Attanasso traduit en actes les ambitions de Talon pour l’enseignement supérieur

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Par : Is-Deen O. TIDJANI

Depuis sa nomination à la tête du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Marie Odile Attanasso ne s’est pas détachée de la mission qui lui est confiée. Celle de restructurer, de moderniser et de remettre sur les rails, le sous-secteur de l’enseignement supérieur. À la tâche, plusieurs réformes ont été mises en œuvre afin de redorer le blason de nos universités publiques comme privées. Mardi 25 septembre dernier, la ministre Marie Odile Attanasso a fait le point des grandes réformes mises en œuvre dans son domaine et annoncé les perspectives.

« Gouvernance sous Patrice Talon : L’enseignement supérieur à l’heure des grandes réformes ». Autour de ce thème, le Professeur, Maître de conférences, Marie Odile Attanasso, a abordé différents dossiers liés à la nouvelle carte universitaire, la réforme des établissements privés d’enseignement supérieur, les examens nationaux, la réforme des bourses, la construction des infrastructures universitaires, la cité internationale de l’innovation et du savoir, la réforme de la recherche scientifique, et bien d’autres.

Dans son exposé magitral, elle a présenté une radioscopie de l’état de l’enseignement supérieur à son arrivée. Le cliché révèle « un secteur d’enseignement supérieur peu structuré, fragilisé par la dissémination à des fins politiques des sites universitaires. » Un dysfonctionnement qui aura nécessité plusieurs réformes touchant à la quasi-totalité des branches de ce sous-secteur. Ainsi, de sept universités, les réformes structurantes ont permis de les réduire à quatre grandes universités à savoir deux universités pluridisciplinaires à Abomey-Calavi et deux universités thématiques : l’université nationale d’agriculture et l’Université nationale des sciences technologiques ingénierie et mathématiques. Ce faisant, cette réforme aura permis à l’État de faire des économies.

À côté de ces réformes, il y a la subdivision de la Flash en deux départements qui sont : la Faculté des lettres, langues, arts et communication (FLLAC) et la Faculté des sciences humaines et sociales (FASHS). Au nombre des réformes, il y a aussi la dématérialisation des examens et concours et la suppression du BTS. Ces différentes réformes ont permis à l’État de cerner les difficultés et de procéder à des réaménagements. Dans ce registre, on note : la construction des amphithéâtres au niveau des quatre universités, la construction de 10 laboratoires, 8 ateliers, une bibliothèque de 600 places, etc… Ces actions ont été appuyées par le recrutement de 100 enseignants en 2018. Les réformes ont également touchés le secteur de l’infirmerie avec l’achat d’une ambulance médicalisée, l’acquisition de matériels médico-techniques et l’organisation de la formation de tout le personnel infirmier. Les cuisinières et étudiants résidents ont été recensés et formés. Il en est de même pour les associations estudiantines dont le fonctionnement a été revu pour une parfaite harmonie et la quiétude dans ces hauts lieux du savoir.

Réorganisation du système de gestion des bourses et secours universitaires

Contrairement à ce qui se faisait avant 2016, le gouvernement du Président Patrice Talon a voulu moderniser les choses. Ceci à travers une restructuration du mode de gestion des bourses et secours universitaires. À la tâche, il est désormais mis en œuvre l’octroi mensuel des bourses aux étudiants. Ce nouveau procédé est mis en œuvre afin de répondre plus rapidement aux besoins fondamentaux des pensionnaires de nos universités. Le bon déroulement de cette procédure passe par la mensualisation des allocations, la bancarisation des allocations, l’informatisation du système d’octroi des allocations, etc…

La réforme salavatrice dans les établissements privés du supérieur

Le Bénin compte à la date d’aujourd’hui, 168 établissements privés de l’enseignement supérieur au plan national. Mais seulement 52 Epes bénéficiaient de la co-signature pour les diplômes de Licence et de Master qu’ils délivraient. À l’arrivée du nouveau gouvernement, il a été décidé d’accorder la chance à tous les Epes. C’est cette décision qui a amené le gouvernement à l’organisation des examens nationaux de Licence et de Master pour tous les étudiants des Epes reconnus par l’État. Une stratégie qui a mis fin à la filière des faux diplômes délivrés auparavant par certaines universités privées.

Un avenir radieux se profile à l’horizon

Des réformes sont déjà en marche et d’autres sont encore en attentes. Parmi celles qui seront bientôt mises en œuvre, il y a la création sous peu de l’Agence béninoise pour la recherche et l’innovation (Abri). Bientôt les universités privées ne seront plus autorisées à poursuivre des formations relevant du ressort de l’ENAM. Ceci implique la disparition très prochaine de certaines filières des curriculat de formation de nos universités privées. Les Conseils d’administration des universités nationales du Bénin seront aussi une réalité sous peu. Il en sera de même pour la définition des coûts de formation dans les universités nationales du Bénin (UNB). La réforme dans le secteur des œuvres universitaires, la régulation des heures supplémentaires et heures de vacation et le recrutement de jeunes docteurs pour rajeunir le corps enseignant de nos universités publiques, sont autant de réformes à venir. La liste des réformes à venir n’est pas exhaustive.

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