Bénin : Concertation entre le ministère des infrastructures et les transporteurs après l’effondrement du pont de Malanville

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Par : Dieu-Donné KATAKOULA

Le trafic routier et le transport de marchandises entre le Bénin et le Niger ne doivent en aucun cas s’estomper, en dépit de la Rupture du pont de la Sota à Malanville. Après la descente de la délégation gouvernementale à Malanville Jeudi dernier et le début de la mise en œuvre des mesures préconisées, Alassane Séidou, ministre des infrastructures et des transports a choisi rencontrer ce mardi 11 septembre, les Transporteurs, les importateurs, les responsables de la douane, du Port autonome de Cotonou, de Bénin Control et tous les autres acteurs de la chaîne des transports. L’objectif de cette séance est d’informer ces acteurs sur la situation actuelle au pont de la Sota à Malanville, les mesures prises pour régler le problème, recenser les difficultés des transporteurs et autres acteurs afin d’y apporter des solutions pour garantir la continuité du trafic.

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A l’ouverture de la séance, le ministre Alassane Séidou plante le décor en rappelant les mesures déjà prises par le gouvernement. Il s’agit notamment d’une part, des deux voies de contournement choisies et sur lesquelles la commission mis à en place a recensé les difficultés et contraintes et proposées des solutions d’une part, et d’autre part, de la solution de construction d’un pont définitif en 45 jours au plus en remplacement de celui effondré. Après l’exposé du ministre, les acteurs ont successivement pris la parole pour exposer leurs difficultés mais aussi les approches de solutions qu’ils proposent.

Pour les transporteurs, les difficultés essentiels sont pour la plupart liées au surplus de distance engendré par les contournements ; à leur relation avec l’administration douanière et la société Benin Control qui doivent entériner les changements d’itinéraire avant que les camions ne s’engagent sur les nouvelles routes ; les tracasseries de toutes sortes subies par les transporteurs autant dans la traversée du Burkina Faso pour la première déviation que dans la traversée du Nigeria pour ce qui concerne la deuxième déviation ; la durée de la construction du nouveau pont à Malanville… A ces préoccupations, les différents services ont apporté des solutions et tour à tour leurs représentants ont aussi pris la parole pour dire ce qu’ils font déjà pour solutionner les problèmes posés.

On retient que pour ce qui concerne les changements d’itinéraires, la Douane et la société Bénin Control travaillent déjà activement pour faciliter la tâche aux transporteurs. La Douane a pris toutes les dispositions pour qu’il n’y ait pas un trop plein de camions à Malanville. Le Port Autonome de Cotonou a promis mettre des magasins à disposition des importateurs et transporteurs et négocier si possible, des dérogations pour le retard pris en ce qui concerne le retour de certains conteneurs au port de Cotonou ; La sécurité sera renforcée sur les nouveaux itinéraires ; le gouvernement béninois sera en contact permanent avec ceux du Niger, du Burkina Faso et du Nigeria pour assurer la sécurité des camions et des marchandises en transit sur leur territoire.

Au terme de la rencontre, le ministre Alassane Seidou a reprécisé aux différents participants, que le pont de Malanville sera reconstruit en 45 jours au plus et que les travaux ont déjà débuté. Les transporteurs et les importateurs doivent aussi se rencontrer dans les prochains jours afin de décider ensemble, les relations fonctionnelles qu’ils pourraient y avoir entre les deux parties dans la situation actuelle. Les acteurs ont pour finir salué la prompte réaction du gouvernement qui a apporté des solutions aux problèmes posés après l’effondrement du pont de la Sota à Malanville.

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