Cascades de démissions au PRD : Et si Houngbédji revenait à l’ancienne méthode de gouvernance ?

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Par : Is-Deen O. TIDJANI

Ça cafouille dans les rangs du parti arc-en-ciel. Depuis quelques mois, le Parti du Renouveau Démocratique (PRD) du patriarche Adrien Houngbédji essuie une vague démission en son sein. Les plus loyaux qui constituaient l’égérie du parti dans des circonscriptions électorales, sont en train de quitter le navire PRD. On se rappelle qu’il y a de cela quelques semaines en arrière, c’est le sieur Sébastien Dohou et plusieurs conseillers de la sixième circonscription électorale (Abomey-Calavi, So-Ava et Zè) qui ont fait défection, pour créer un autre partie dans la perspective de prendre leurs destins en main lors des prochaines joutes électorales.

Ils sont partis du parti arc-en-ciel, apprend-t-on dans leurs rangs, parce qu’ils ne seraient plus d’accord avec le mode de fonctionnement et de gouvernance de Me Adrien Houngbédji, leader charismatique du parti. Ces départs des « récalcitrants » de la sixième circonscription électorale étaient à peine digéré par certains invétérés du Prd, quand le leader des Tchoco Tchoco est informé d’une autre vague de 32 départs du parti. Cette fois-ci, c’est dans le fief même du patriarche et des zones satellites, que le coup est formenté.

En effet, plusieurs conseillers et pas des moindres du Prd de la commune d’Akpro-Missérété, dont les deux adjoints au maire à savoir Joseph Hounkanrin et Pierre Agossou ainsi que 28 autres conseillers locaux (chef de villages) ont claqué la porte du parti. Ces derniers disent ne plus être en phase avec la méthode de gouvernance du Président Adrien Houngbédji à cette heure où la réforme du système partisan est en vogue. Dans les coulisses, ils se sursurre que d’autres départs du parti sont encore en téléchargement. Une situation qui doit amener le Président des Tchoco Tchoco à changer de paradigme.

Et si Houngbédji changeait de mode de gouvernance !

La plupart des démissionnaires du parti arc-en-ciel justifient leur départ du Prd par leur désaccord d’avec le mode de gouvernance du Président Adrien Houngbédji. Si pour les uns (les premiers dissidents), il est inconcevable d’assister aux ruines du parti auquel ils ont consenti des années de sacfiices sans avoir leurs mots à dire, les autres justifient leurs départs du navire Prd, par le fait que le Président Adrien Houngbédji ne serait pas perméables aux propositions novatrices. Ces derniers préfèrent donc partir avant le déluge.

Et pourtant, le propriétaire du PRD avait entrepris depuis un moment, et ce, à la face du monde, une politique de consultation des structures de base avant des décisions importantes concernants la vie du parti. Adrien Houngbédji devra-t-il retourner à l’ancienne méthode de gestion, celle de la main de fer, pour arrêter la saignée ? Bien malin qui pourra le dire.

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