Par : Is-Deen TIDJANI
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Le Bénin s’inscrit résolument dans une dynamique de promotion du leadership féminin, en encourageant de plus en plus la candidature des femmes à la tête des mairies. Cette orientation traduit une volonté politique claire de renforcer l’inclusion, l’égalité des chances et la représentativité des femmes dans les instances de décision locale.
Longtemps sous-représentées dans la gouvernance communale, les femmes béninoises voient aujourd’hui leur rôle reconnu et valorisé dans différentes sphères de décisions.
À travers diverses réformes et mécanismes incitatifs, l’État béninois et les partis politiques créent un environnement favorable à l’émergence de femmes leaders au niveau local. Les lois électorales, les politiques de quotas et les programmes de renforcement des capacités constituent autant de leviers destinés à lever les obstacles qui freinaient jusque-là l’accès des femmes aux fonctions de maires. Cette démarche s’appuie sur la conviction que le développement local gagne en efficacité lorsque les femmes participent pleinement à la prise de décision.
Sur le terrain, plusieurs femmes ont déjà démontré leurs compétences en matière de gestion communale, de cohésion sociale et de promotion du développement à la base. Leur proximité avec les populations, leur sens de l’écoute et leur approche inclusive sont souvent salués comme des atouts majeurs pour une gouvernance locale apaisée et orientée vers les besoins réels des citoyens. Ces expériences positives renforcent la confiance des partis politiques, qui n’hésitent plus à investir des femmes comme têtes de liste ou candidates aux postes de maires.
La preuve évidente se retrouve dans cette 5ème mandature des élus communaux et municipaux.
En effet, les destinées de plusieurs mairies sont confiées à des femmes. C’est le cas de Kétou, Toucountouna, Toffo et Kandi où ce sont des femmes qui sont maires.
À cela, il faudra également souligner que dans plusieurs autres communes et municipalités, les postes d’adjoint au maire sont confiés à des femmes. C’est le cas de Cotonou, Abomey-Calavi et…., etc… En somme, on retiendra qu’encourager la candidature des femmes à la tête des mairies, c’est aussi envoyer un message fort aux jeunes générations : celui d’un pays qui croit au potentiel de toutes ses filles et qui œuvre pour briser les barrières culturelles et sociales. En faisant le choix de l’inclusion et de l’équité, le Bénin pose les bases d’une démocratie locale plus équilibrée, plus juste et résolument tournée vers l’avenir.








