Bénin : L'UDBN dit OUI à la main tendue de Talon pour un dialogue franc et sincère

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Par : Is-Deen O. TIDJANI (D.O.T)
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La formation politique UDBN se démarque à nouveau des autres partis politiques du Bénin. Elle vient encore de poser un acte de haute portée pour la décrispation du climat sociopolitique du pays. Hier mardi 28 mai 2019, sa présidente, l’honorable Claudine Afiavi Prudencio était face à la presse nationale et internationale pour délivrer un important message tant à l’endroit du Président de la République, qu’en direction de tous les autres acteurs de la classe politique béninoise.
En effet, à la faveur d’une déclaration de presse qui a eu lieu au chant d’oiseau à Cotonou, la Présidente de l’Union Démocratique pour un Bénin Nouveau (UDBN), Madame Claudine Afiavi Prudencio a apprécié à sa juste valeur, l’appel au dialogue lancé par le Chef de l’Etat lors de son message à la nation le 20 mai dernier. Une annonce que son parti dit accueillir favorablement. À juste titre, l’UDBN se dit prête pour venir à la table des négociations. « ….l’UDBN ne peut qu’apprécier à sa juste valeur, cette nouvelle dynamique en accueillant favorablement cette annonce. Le Bénin n’a d’autre choix que d’aller au dialogue pour que les valeurs de tolérance, de coexistence pacifique et de consensus qui caractérisent notre label démocratique continuent à prévaloir. Des valeurs martelées, en des circonstances les plus solennelles, par de grandes figures de l’œuvre de paix à l’image du feu Prélat Monseigneur Isidore de Souza de regrettée mémoire. L’UDBN accepte donc officiellement de prendre activement part, le moment venu, aux échanges annoncés par le Président Patrice Talon et insiste pour que très vite, les actes soient joints à la parole.« , a déclaré Madame Prudencio, Présidente de l’Union Démocratique pour un Bénin Nouveau (UDBN). Pour finir, elle lance « un vibrant appel à toutes les forces politiques, toutes sensibilités confondues, à toutes les organisations sociales, afin qu’un dialogue franc et sincère, s’instaure et se poursuive en vue d’une décrispation définitive du climat sociopolitique au Bénin. » Nous vous invitons à lire l’intégralité de la déclaration de la présidente de l’UDBN.

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POSITION DE L’UDBN RELATIVE A LA MAIN TENDUE DE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, CHEF DU GOUVERNEMENT

Mesdames et Messieurs,
chers amis de la Presse,
Je vous remercie de votre présence qui témoigne du rôle important qui est le vôtre dans la gouvernance de notre pays. Tout en vous félicitant, je profite pour vous exhorter à plus de professionnalisme afin de mieux contribuer au développement de notre cher et beau pays, le Bénin.
Mesdames et Messieurs,
Les élections législatives du 28 avril 2019 ainsi que les évènements qui s’en sont suivis les 1er et 2 mai 2019, nous ont convaincus de ce que la paix et la stabilité restent des denrées fragiles qu’il faut veiller à entretenir au quotidien pour éviter à notre vivre ensemble des secousses graves. Les prises de positions des différentes composantes de la classe politique et des autres corps constitués de notre Nation sur la situation, témoignent, à n’en point douter, de l’engagement des uns à éviter au peuple béninois un vide juridique préjudiciable, et de la ténacité des autres à contribuer à élargir le cercle du débat démocratique dans notre pays et particulièrement à l’Assemblée nationale.
En effet, il n’est point superflu de rappeler qu’à l’issue du processus de mise en conformité des partis politiques avec le nouvel arsenal juridique qui gouverne les opérations électorales dans notre pays, seules deux formations politiques ont été retenues par la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA).
Notre parti, l’Union Démocratique pour un Bénin Nouveau, n’a pas manqué de saisir toutes les occasions appropriées pour exprimer ses récriminations relatives aux couacs qui ont caractérisé le processus. Au niveau d’autres partis recalés, notamment ceux de l’opposition au régime en place, la contestation n’a cessé d’enfler.
Notre pays était ainsi rentré dans une série de situations tendues qui ont, des semaines durant, troublé le paysage politique béninois jusqu’au lendemain du scrutin du 28 avril 2019 où la tension est encore montée d’un cran, avec des conséquences que nous avons tous déplorées et continuons de déplorer.
C’est le lieu de nous incliner devant la mémoire de nos compatriotes qui sont décédés lors des manifestations violentes enregistrées. Que le Seigneur les reçoive dans son royaume et leur accorde la paix éternelle.
Nous avons également une pensée pour les blessés dont certains suivent encore les soins, sans oublier ceux dont les biens privés ont été vandalisés.
Mesdames et Messieurs,
Tout ce rappel pour vous dire que nos cœurs ont saigné, particulièrement ceux des femmes mères de familles, face à un tel tableau inquiétant auquel notre pays n’était pas habitué ; en tout cas depuis l’historique Conférence des Forces Vives de la Nation de février 1990.
Très tôt, l’UDBN avait perçu les signes précurseurs, d’une situation potentiellement critique.
A plusieurs reprises, nous avons lancé des appels à la retenue et à la culture de la paix. J’ai particulièrement lancé des cris de cœur de mère de famille et de femme politique que je suis pour que ce pays, le seul que nous avons, puisse être épargné des violences post-électorales ; des situations fâcheuses dont on connaît souvent le commencement mais jamais jusqu’où cela peut conduire.
Même après le scrutin du 28 avril 2019, j’ai lancé, au nom de l’UDBN, un nouvel appel à la paix et au dialogue. Dans notre adresse, nous élevions le dialogue entre toutes les composantes de l’arène politique béninoise au rang d’impératif et d’urgence majeure pour que notre pays puisse rapidement reprendre sa place de havre de paix. Nous avions demandé que cette dynamique soit activée avant même l’installation de la 8ème législature.
L’autre souhait majeur pour nous à l’UDBN, c’était la sollicitation personnelle du Chef de l’Etat visant à le voir s’impliquer dans ce processus de dialogue. Nous avons multiplié des consultations, souvent loin des caméras, avec aussi bien des acteurs politiques que des acteurs de la société civile, y compris les autorités religieuses en vue de pourparlers inclusifs et efficaces.
Mesdames et Messieurs,
Nous venons ici exprimer notre début de satisfaction face à la démarche des autorités religieuses, notamment le clergé catholique à travers l’offre insistante de médiation de la Conférence Episcopale.
A l’occasion de son message à la nation, le 20 mai dernier, le Président de la République a déclaré, je cite : « Conscient que nul ne devra manquer au chantier de construction de notre pays, j’inviterai très prochainement toute la classe politique pour des échanges directs, francs et constructifs au profit de notre bien commun, le Bénin. » fin de citation. 
S’étant très tôt engagée comme artisan de la paix, au prix même du sacrifice de nos revendications politiques du moment, eh bien ! l’UDBN ne peut qu’apprécier à sa juste valeur, cette nouvelle dynamique en accueillant favorablement cette annonce. Le Bénin n’a d’autre choix que d’aller au dialogue pour que les valeurs de tolérance, de coexistence pacifique et de consensus qui caractérisent notre label démocratique continuent à prévaloir. Des valeurs martelées, en des circonstances les plus solennelles, par de grandes figures de l’œuvre de paix à l’image du feu Prélat Monseigneur Isidore de Souza de regrettée mémoire.
L’UDBN accepte donc officiellement de prendre activement part, le moment venu, aux échanges annoncés par le Président Patrice Talon et insiste pour que très vite, les actes soient joints à la parole.
Aussi, lançons-nous un vibrant appel à toutes les forces politiques, toutes sensibilités confondues, à toutes les organisations sociales, afin qu’un dialogue franc et sincère, s’instaure et se poursuive en vue d’une décrispation définitive du climat sociopolitique au Bénin.
Vive l’UDBN
Vive la paix pour le développement du Bénin
Vive le Bénin
Je vous remercie.

Discussion11 commentaires

  1. Cette dame n’est pas claire. Elle est plus proche de ses affaires et de celles de son compagnon homme d’affaires plutôt que des béninois. Cette intervention est une honte. Le chef de l’État n’a même pas encore tendu la main qu’elle se dit déjà prête au dialogue… À quelles conditions ?

  2. L’UDBN n’est pas de l’opposition, donc ils veulent jouer encore jeu amical dans réconciliation là aussi ? Avec la rupture, tout est faux.

  3. Quel dialogue sociale? Quelle main tendue?
    Avant tout dialogue il faudrait montrer de la bonne foi, mais est ce que cela est perceptible dans cette ruse enragée.
    Que classe politique aillent encore se faire enculée par un castré, ca fait ses oignons.
    Le peuple à 95% dit non , il faut d’abord annuler ses simulacres d’elections.

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