Par : Is-Deen TIDJANI
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Le Bénin se prononce officiellement suites au dernières déclarations du responsable de la junte nigérienne. Wilfried Léandre Houngbédji, Secrétaire Général adjoint du gouvernement et porte parole est monté au créneau vendredi 30 Janvier 2026, pour apporter une réponse très claire du gouvernement du Bénin face aux allégations “mensongères” du général Tiani qui fait à croire à tout le monde que le Bénin, la Côte d’Ivoire et la France seraient à l’origine des évènements (attaques) subis par son pays dans la nuit du 28 au 29 Janvier 2026.
Avec le style qu’on lui connaît, Wilfried Léandre Houngbédji fait savoir que les autorités du Niger sont beaucoup plus dans un jeu de diversion qui n’émeut même plus les citoyens de leur pays. Découvrez ici, l’intégralité de sa réponse. « (…) Lorsque vous êtes premier de la classe, qu’est-ce qui se passe souvent ? Il y a parmi vos camarades, ceux qui aimeraient vous déloger de la première place, qui vont se mettre à fond au travail. Il y a ceux qui vous jalousent parce qu’ils ne savent pas qu’être premier de la classe, ça vous coûte des nuits de sommeil, ça vous coûte des temps de jeu, de divertissement, et ça vous demande beaucoup d’efforts. Il se trouve que grâce à notre travail collectif, et un peu malgré nous tous, le Bénin aujourd’hui, on peut le dire, toute proportion gardée, mais sans fausse modestie, on peut dire que nous sommes premiers de la classe. Ça ne fait pas que des heureux, ça ne fait pas que des heureux. De qui, quand vous regardez la sous-région, de quel pays parle aujourd’hui le monde entier avec autant d’emphase, avec autant d’étoiles dans les yeux ? Quelle est cette destination que les gens veulent venir découvrir quand vous allez sur les réseaux sociaux ? C’est encore du Bénin. Et puis moi j’ai été heureux de voir qu’à la suite des déclarations de M. Thiani, même ses concitoyens sur les réseaux, ils disent ne pas y croire. Moi j’ai lu beaucoup de réactions. Les Nigériens disent non, ça suffit, laissez le petit Bénin tranquille. Nous on sait que les Béninois ce sont nos frères, ce sont nos amis. Donc les Nigériens même n’y croient pas, à plus forte raison ici. Et puis enfin, il y a une sagesse quand même chez nous ici qui dit que si quelqu’un se dénude et arrache votre couverture, se met à courir avec, dans la rue, ne le pourchassez pas tout nu aussi sinon on va vous confondre. Donc on s’en tiendrait à ce qui est observé, à la réaction des populations qui nous rassurent parce que même au Nigeria. Tout à l’heure vous avez évoqué le 7 décembre. Et nous on sait ce qu’on a vécu le 7 décembre. Et on sait très bien quelle est la partition de certains pays de la sous-région. Pour autant on n’a pas passé ses poumonnets partout. Peut-être qu’il y a des gens qui allument un contre-feu parce qu’ils se disent qu’à un moment ou à un autre, on parlera d’eux. Peut-être. C’est une façon de prendre des précautions. Mais nous observons, s’il y a des menaces, ce que nous faisons depuis pour garantir la quiétude à nos concitoyens, la sécurité globale dans notre pays, l’intégrité de notre territoire, ces efforts-là vont être maintenus, amplifiés. Nous ne prendrons aucune menace à la légère. Mais nous n’aurons pas de temps à perdre sur des questions ou avec des gens dont la seule vocation c’est de nous empêcher d’avancer pour continuer à être premiers. Nous on veut être premiers aujourd’hui, demain, tout le temps et en tout ce que nous faisons.»








