Bénin/Politique : L’Union Progressiste est officiellement née

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Grande salle du Palais des Sports du Stade Général Mathieu Kérékou archicomble. Présence remarquable de plusieurs Ministres, Députés, Préfets, Maires, Elus communaux et locaux, cadres à divers niveaux de l’administration publique béninoise et autres militants venus des quatre coins du pays et de la diaspora. C’est à cet éblouissant tableau qu’ont droit les témoins et autres acteurs privilégiés conviés aux travaux entrant dans le cadre de la tenue effective du Congrès Constitutif de Bloc Progressiste. 

Source : www.boulevard-des-infos.com

Tableaux artistiques des As du Bénin. C’est sous ces sonorités que Séraphin Agbahoungbata, président du comité d’organisation a planté le décor de la cérémonie. Dans ces mots de bienvenue, il a retracé toutes les différentes démarches qui ont été mises en œuvre pour la tenue effective de ce congrès. Il a surtout mis en exergue l’importance que les plus de 80000 congressistes venus de partout du Bénin et de la diaspora ont accordée à ce grand parti politique qui devient désormais un parti national. Aussi, Séraphin Agbahoungbata a-t-il pris le soin d’inviter les uns et les autres à s’associer à eux pour accomplir l’œuvre gigantesque qu’est la construction du Bénin.
Au nom du Bloc Républicain invité à ses assises, le Ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané déclare : « Mon pays le Bénin est a un moment sans précédent dans son histoire politique. Nous savons tous que la mise en œuvre du multipartisme intégral depuis les années 90 na pas été profitable pour le Bénin. Une telle situation nous interpelle tous et appelle de notre part à une réaction. Cest ce qui a amené le président de la république à entreprendre la réforme du système partisan…» Il a félicité et encouragé les partis politiques qui ont accepté de consentir ce sacrifice, celle de se fondre en un grand bloc : l’Union Progressiste.

Orden Alladatin a eu le privilège de présenter les attributs du nouveau parti. Dans cet exercice, il fera la lumière sur la dénomination, le logo et l’hymne du parti. Sur le premier point, il déclare : « les membres fondateurs du géant me charge de vous annoncer officiellement que le nom de notre parti cest UNION PROGRESSISTE. Qui parle d’union, reconnaît qu’il s’agit de diversité. Nous affirmons la diversité dans l’unité. Notre parti, sans complexe aucun, reconnaît en son sein une diversité enrichissante. Une diversité qui concourt à la qualité des décisions, à la qualité des hommes et femmes nourris par la synthèse des débats d’idées, des arguments, des positions. Nous sommes un parti de synthèse et non un parti de dogme. Nous sommes pour la démocratie interne au parti, convaincu que l’on ne peut édifier et gérer un Etat démocratique, sans pratiquer en son sein une démocratie authentique, qui impose la vision majoritaire, mais respecte la minorité. Nous sommes progressistes. Nous sommes progressistes ! C’est-à-dire que nous sommes résolument engagés pour la transformation sociale, pour la réduction des inégalités, pour la justice et pour la solidarité. CC’es pourquoi nous avons choisi le nom de baptême « l’Union Progressiste ». C’est un clin d’oeil aux débats qui ont cours dans le monde, mais aussi, un clin d’œil à l’histoire, à notre histoire.

Quant au choix de l’emblème (logo) du parti, il précisera que ce choix n’a pas été fait au hasard. « Nous avons choisi le baobab. Par ce choix, nous voulons réaffirmer le gigantisme de l’œuvre dont nous ouvrons le chantier et notre farouche volonté de nous inscrire dans la durée. Le baobab en effet, est un arbre qui peut traverser des siècles. Tout dans le baobab est utile. De l’écorce aux feuilles. Des racines aux fruits. Majestuosité, robustesse, durabilité, utilité, enracinement dans le sol, le sol africain, le sol béninois, du nord au sud, de l’est à l’ouest. Le jaune ! C’est notre couleur. C’est aussi la couleur que présente à nos yeux, le soleil. L’ange soleil, comme le dirait le poète. Notre baobab est envahi, encerclé, illuminé par le soleil, la lumière, la nature. Nous sommes convaincus que l’humanité ne peut progresser sans la science, sans la lumière, sans tenir compte des dynamiques qui ont cours dans notre environnement, sans tenir compte de la nécessité d’intégrer dans notre vision et dans nos programmes de la réalité des changements climatiques et de leurs conséquences. »

En référence à l’hymne du nouveau parti, il soulignera que le titre de leur hymne est « Il est temps ». Il jure qu’il « est temps en effet, que nous engagions l’Afrique et le Bénin, dans une dynamique durable. Nous avons perdu du temps. Nous avons laissé mourir des enfants, des adultes, parce que nous navons pas assez osé. Nous sommes un parti de réformes hardies. Il est temps que nous sortions de la plaisanterie, de la facilité, du mépris pour le peuple. Il est temps que nous nous donnions comme boussole, l’immense majorité et non la minorité. Il est temps de partir et de rebâtir, vaillants peuples d’Afrique, vaillants peuples du Bénin. »

A sa suite, Monsieur Ange Bruno Amoussou a délivré un discours fort rassembleur dans lequel il situe le contexte de la création de ce géant dénommé Union Progressiste. À l’entendre, « l’histoire enseigne que seuls les peuples qui ont décelé à temps les évolutions probables et qui, à chaque étape de leur parcours, ont trouvé les formes d’organisation sociale en mesure de relever les défis, eux-mêmes, ont réussi le pari de leur émancipation vers le bien-être, la paix et la sécurité. Le peuple béninois ne peut y faire exception. Aussi voudrions-nous inscrire notre démarche, qui débute ce samedi 1er Décembre 2018, dans ce processus qu’imposent les expériences vécues. »

Il rassure aussi que plus qu’une manifestation protocolaire et d’amitié, la présence effective des congressistes est le signe de l’exhortation à préserver dans l’audacieuse entreprise de transformation sociale profonde. Il rassure aussi et prend l’engagement que tout sera fait de sorte que d’ici quelques années, ceux qui prennent part à ces assises pourront dire avec fierté, j’y étais. Il jure aussi que bientôt, « les éternels septiques vont nous féliciter et acclamer. Nous avons décidé de sacrifier nos égos pour que vivent les béninois. Et en cela, nous ne sommes pas des héros. Rien ne pourra nous arrêter sur le chemin des réformes. »

A retenir qu’après les amendements portés aux textes et statuts du nouveau parti, des motions de félicitations, d’encouragements et autres d’orientations idéologiques, politiques et sur le projet de société du parti, ont mis fin aux travaux.

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