DFAC : Gilbert Déou Malé expose les nouvelles réformes aux artistes de l’Ouémé

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(On ne peut pas continuer par assister les mêmes personnes tout le temps)

Par : Is-Deen O. TIDJANI (D.O.T)
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En tournée nationale depuis quelques semaines, le Directeur du Fonds des Arts et des la Culture (D/FAC) Monsieur Gilbert Déou Malé était ce mercredi 6 février 2019 en contact des artistes du département de l’Ouémé, et plus précisément à Akpro-Missérété. À cette occasion, il a entretenu ses hôtes sur les avantages des réformes actuellement en cours dans leur secteur.

Assisté pour la circonstance de Monsieur Félicien Hounkanrin, Directeur Départemental (Ouémé) du Tourisme, de la Culture et des Sports, les deux personnalités se sont attelés à expliquer aux artistes toutes catégories confondues, les nouvelles réformes mises en œuvre par le gouvernement dans le sous secteur de la culture.

Dans un langage franc qui se veut surtout rassurant, le Directeur du FAC a expliqué à l’assistance, les différentes réformes opérées au niveau du Fonds des Arts et de la Culture.  » Je suis vraiment satisfait de la mobilisation qui a été faite. Cela montre vraiment que les artistes sont avides d’informations. J’ai décidé d’aller vous voir parce que depuis que le Fonds des Arts et de la Culture (FAC) a démarré ses activités, nous avons estimé qu’il serait important que nous allions vers les artistes afin d’expliquer à ces derniers, les nouvelles réformes entreprises au sein de notre direction. Nous étions dans l’Atlantique, le Littoral, le Borgou, l’Atacora, Donga et aujourd’hui, dans l’Ouémé, après ce sera le Plateau. Je voudrais que vous sachiez qu’au delà de tout ce que l’ancien fonds d’aide offrait aux artistes, le FAC a deux nouveaux produits qui viennent s’ajouter. Ceux qui sont allés vous dire que c’est parce que le Chef de l’État ne voudrait plus accompagner les artistes que le mot « aide » a été supprimé et remplacé par « arts » vous ont menti. La voix la plus autorisée pour restaurer la vérité est la mienne et c’est ce que je suis entrain de faire aujourd’hui avec vous. C’est la première fois dans notre pays qu’un Chef de l’État décide réellement de faire du tourisme et de la culture, le levier du développement et c’est une opportunité pour nous acteurs culturels car le tourisme ne peut rien sans la culture. Nous avions lutté pour que les choses changent, ce n’est pas après la victoire que nous allons réitérer ce que nous avions combattu », a souligné le Directeur Déou Malé Gilbert.

Les deux nouveaux produits dont parle le D/FAC

De façon méthodique et terre-à-terre, le D/FAC Gilbert Déou Malé a présenté les deux nouveaux produits du FAC aux artistes du département de l’Ouémé. Selon lui, il n’est pas possible que ce soit toujours les mêmes personnes qui bénéficient toujours des subventions alors que d’autres qui en ont plus besoin n’en trouve pas. « Au niveau des réformes intervenues au FAC, il n’est plus question que les mêmes depuis plus de vingt ans (20 ans) bénéficient tous les jours de subventions alors que d’autres n’en trouvent pas. Ça là, c’est fini. On ne peut pas continuer par assister les mêmes personnes tout le temps. Désormais tous les artistes et acteurs culturels auront les mêmes chances. Il n’est plus question qu’il y ait des privilégiés. Parlant des nouveaux produits du FAC, nous avons le fonds de bonification et la détection des talents. La vision du gouvernement est que d’ici quelques années les artistes puissent jouir de leurs arts. Normalement, les béninois doivent jouer les sons des béninois mais c’est le contraire dans les bars alors qu’en jouant la musique des autres, vous tuez les artistes béninois. Nous comprenons aussi que certaines œuvres musicales ne sont pas bien réalisées ce qui n’attire pas les béninois. C’est pourquoi nous avons décidé d’accompagner certains studios pour que les sons qui sortent de ces maisons de productions soient compétitifs. Moi je veux aller compétir avec nos morceaux au delà de nos frontières. Les entrepreneurs culturels seront désormais accompagnés et c’est ça même le fondement du fonds de bonification. Aujourd’hui, lorsque qu’un entrepreneur culturel décide d’investir dans la culture, le fonds de bonification l’accompagne et pour ça, il faut remercier le Chef de l’État. À travers le fonds, l’État prend en charge les intérêts que l’entrepreneur culturel doit payer à sa banque. Comme ça, il ne remboursera que l’argent qu’il a emprunté auprès de la banque sans intérêts. Avant que l’État ne s’engage à rembourser ces intérêts, même si la banque est d’accord à mettre en place le financement, nous nous assurons que le matériel sera de bonne qualité, les techniciens qui travaillent dans ses studios sont réellement formés et l’on doit s’assurer que le produit qui sort est compétitif. Après cela, il nous revient maintenant d’attaquer les médias afin de vendre cher notre culture au monde entier.
Le second produit est la détection des talents. À ce niveau, nous organiserons des séries d’activités en commun accord avec les directeurs départementaux dans les communes pour amener nos jeunes à avoir de l’amour pour leur culture. Quand on détecte un talent, on ne l’abandonne pas après. Il faut l’accompagner pour qu’il grandisse et devienne un artiste confirmé. C’est un programme dense et lorsqu’il sera question de lancer un appel, ce serait sur une thématique donnée et les gens vont compétir. Je voudrais vous signifier par là, que c’est les vrais artistes talentueux qui seront écoutés. L’ancien système ne continue pas avec nous », a juré le D/FAC. Il rassure aussi les artistes de ce que la transparence sera de mise dans les décaissements.

Les artistes sont satisfaits et espèrent

Très satisfaits des réformes salvatrices du Président Patrice Talon, les artistes promettent faire de leur mieux afin de faire rayonner la culture béninoise au delà de nos frontières. Ils ont aussi rassuré le D/FAC Gilbert Déou Malé, de le soutenir dans la mise en œuvre de ce différentes réformes afin qu’elles impactent positivement.

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