Par : Is-Deen TIDJANI
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Après sa démission le 28 avril 2026 du parti FCBE, l’ancien chef de file de l’opposition (CFO) Paul Hounkpè a trouvé un point de chute. Il avait annoncé son départ du parti FCBE pour être “plus utile à la nation”.
À l’époque, notre média BOULEVARD DES INFOS s’interrogeait déjà : partir pour “entrer dans le rang” ou viser le Sénat ?
Aujourd’hui, la réponse tombe : Paul Hounkpè pose ses valises au Sénat, la chambre haute du Parlement, en tant que personnalité de haut rang.
La démission, acte 1 d’une stratégie
Sa lettre de démission à l’époque sonnait comme un acte de renoncement. Surtout parce qu’elle intervenait seulement quelques jours après les élections présidentielles auxquelles il avait participé en tant qu’opposant au candidat de la mouvance présidentielle. Mais à la réalité, c’était un acte de repositionnement stratégique. En quittant le parti FCBE qu’il a dirigé pendant plusieurs années, Paul Hounkpè s’est débarrassé d’une étiquette partisane en perte de vitesse. Il s’est rendu libre, éligible, et surtout présentable pour une nomination.
Du parti à l’institution
Le Sénat n’est pas un exil politique pour Paul Hounkpè. C’est sans aucun doute une immense promotion. Immunité parlementaire, statut, influence sur les lois. Sans campagne, sans vote, sans adversaire. Le départ “pour la nation” l’a conduit directement au cœur de la nation institutionnelle. Désormais, Paul Hounkpè est au fait des décisions et détient à n’en point douter une influence exponentielle.
La boucle est bouclée
Comme nous le soulignions dans notre publication du 29 avril 2026, le vrai enjeu n’était pas de partir, mais de savoir où il atterrirait. Le pari du Sénat est désormais acté. Le discours moral au delà de son timing, servait un calcul politique de haute facture.
En politique béninoise, on ne quitte pas toujours pour disparaître. Parfois, on quitte pour mieux s’afficher, pour mieux se positionner afin de revenir par la grande porte.
La nomination de l’ancien chef de file de l’opposition (CFO) Paul Hounkpè confirme à mille pour cent cette dernière thèse. C’est la politique sous ses beaux jours.









