Bénin : Des coiffeurs vendent vos cheveux aux gaymans

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Une nouvelle filière est en pleine expansion en République du Bénin. Il s’agit de la vente des cheveux des clients aux cybercriminels communément appelés gaymans. À l’origine de cette activité malsaine, mais florissante, des coiffeurs et autres apprentis véreux.
Par : Is-Deen O. TIDJANI (D.O.T)
© www.boulevard-des-infos.com
Après les rituels de sacrifices humains et de sang par lesquels ils se sont illustrés dernièrement, les cybercriminels communément appelés gaymans, reviennent à la charge avec une nouvelle trouvaille en République du Bénin. Il s’agit de l’achat des cheveux fraîchement coupés et/ou rasés auprès des tenanciers d’atelier de coiffure.
Ce phénomène qui prend déjà de l’ampleur dans la commune d’Abomey-Calavi, tend à se généraliser à travers plusieurs autres villes du pays. Dans leur quête malsaine de s’offrir cet « ingrédient » utile à leur sale besogne, certains cybercriminels promettent de fortes sommes à certains gérants (patrons) d’atelier de coiffure ou à leurs apprentis, afin de pouvoir entrer en possession des cheveux fraîchement rasés et/ou coupés de certains clients/victimes. Après l’obtention de cet ingrédient (les cheveux), les cybercriminels procèdent en suite à leurs rituels qui se soldent le plus souvent par la mort des clients/victimes. Des cas de décès ont été enregistrés dans la commune d’Abomey-Calavi.
Dernièrement (le lundi 22 Juillet 2019), rapportent des sources au BOULEVARD DES INFOS, le tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi a même jugé d’une affaire relative à la vente de cheveux de clients par des apprentis coiffeurs. Au cours de ce procès, toujours selon nos sources, des parents de plusieurs victimes déjà morts, ont témoigné devant le tribunal, que leurs proches se sont plaints juste pendant quelques minutes de maux de tête, après s’être fait couper les cheveux dans ledit atelier de coiffure.
Au terme de ce procès, le verdict aura a été une condamnation de 48 mois ferme pour un apprentis coiffeur, juste « pour avoir gardé le silence » devant le crime » de vente de cheveux de clients. Le gérant (patron) dudit atelier a été quant à lui relaxé purement et simplement au bénéfice du doute.

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